Historique de la Chapelle

Présentation de la Chapelle

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La chapelle de Kerfons fut reconstruite dans le premier quart du XVème siècle après sa destruction pendant la guerre de succession du duché de Bretagne.

En 1559, une chapelle dédiée à Saint-Yves fut adjointe à la chapelle dans un style Renaissance.

Isolée au creux de son vallon, à l’abri d’un placître ombragé, en retrait du Léguer, regardée par la tradition populaire comme la chapelle funéraire des seigneurs de Coëtfrec, Notre-Dame de Kerfaouès (Kerfaouès, en breton : la maison des hêtres) est l’un des plus intéressants monuments du Trégor et fut classée Monument Historique le 8 juillet 1910.

Pourtant mal connue, elle est cependant admirée pour son architecture et son mobilier, en particulier la pièce maîtresse du mobilier, peut-être la plus extraordinaire du Trégor : un magnifique jubé polychrome, oeuvre artisanale locale.

Comme précisé précédemment, cette chapelle est une fondation ancienne des seigneurs de Coëtfrec. Détruite pendant la guerre de succession du duché, ainsi que l’église paroissiale, comme l’indiquent deux bulles d’indulgences des 21 juillet 1387 et fin mars 1389, elle fut reconstruite dans le premier quart du XVème siècle et remaniée par Guillaume de Penhoêt après que la seigneurie de Coëtfrec devint baronnie le 13 juin 1451. En 1559, l’aile Sud, dédiée à Saint-Yves, fut construite dans le style Renaissance par René-Claude de Saint-Amatour et Claude de la Touche-Limousinière, sa femme.

La chapelle, construite en pierres de taille de grand appareil, présente en plan, la forme d’un Tau : le vaisseau central terminé par un chevet plat est coupé au niveau du choeur par le transept.

La nef comprend quatre travées, le bas-côté Nord n’ayant que trois travées. Dans tout l’édifice, les grandes arcades en plein cintre retombent sur des piles en quatre feuilles, formées de quatre colonnettes accolées.

La chapelle est couverte d’un lambris en berceau brisé avec tirants, entraits et poinçons décorés de sculptures et de cariatides.

Comme dans de nombreuses églises bretonnes, l’accès principal se fait du côté Sud. La façade méridionale se trouve, de ce fait, la plus richement décorée.

Scandée de trois contreforts, elle présente une porte dont l’arc brisé en accolade est surmonté d’un fleuron et trois baies également en arc brisé.

La seconde est remarquable par son embrasure ornée de rinceaux et de grappes de raisins.

On accède directement au bras Sud du transept par une porte de style Renaissance percée dans le mur Ouest ; celle-ci, en plein cintre, est accostée de colonnes et surmontée d’un fronton triangulaire au milieu duquel s’encadre un buste d’homme barbu.

Dans l’axe de cette porte, et juste au-dessus du fronton, s’inscrit une niche surmontée également d’un fronton triangulaire et ornée d’un chou frisé.

Les angles Sud de ce croisillon sont flanqués de contreforts circulaires amortis en dôme : celui de l’angle Sud-ouest est orné d’une niche à pilastres abritant une statue de Saint-Yves et surmontée d’un double dôme.

Le pignon méridional du bras Sud du transept est ouvert d’une grande baie en plein cintre et surmonté d’un motif d’amortissement de plan carré dont chaque face présente une cariatide gainée encadré de colonnes et sommé d’un fronton triangulaire.

Le chevet est percé d’une large baie à remplage flamboyant qui a conservé des fragments de sa verrière du XVème siècle.

La face Nord de la chapelle est austère et sans décoration, ce qui est caractéristique des édifices de la région.

La chapelle de Kerfons est très célèbre par la richesse de son mobilier et principalement par son jubé en bois, de style flamboyant, sculpté et peint, l’un des plus beaux de Bretagne. Non daté, il est généralement admis de 1485, de par son style et les techniques employées, ainsi que l’aspect vestimentaire des 15 sculptures qui l’ornent, de conception toute gothique. Il a été classé Monument historique le 20 mars 1899.

La tribune est décorée de quinze panneaux représentant, outre les douze apôtres, Saint-Barbe, Sainte-Madeleine et le Christ ressuscité.

Au-dessus de la tribune, figurent les statues de la Vierge et de Saint-Jean, entre lesquelles se trouvait une statue du Christ qui a disparu en 1907.

La clôture du jubé comprend cinq arcatures en arc brisé, séparées par des colonnes torsadées. L’arcature centrale s’ouvre par une porte à claire-voie.

Son originalité vient aussi du fait qu’il a conservé un escalier à vis. La mobilier comprend plusieurs belles statues dont une Annonciation, un maître-autel du XVllème siècle, un retable du XVllème siècle.

A droite du maître-autel se trouve une tombe avec inscription gothique d’une lecture difficile, mais qui laisse cependant apparaître le nom de la marquise de Goulaine, décédée en 1531, femme de Regnaud de la Touche-Limousinière.

La maison de Goulaine est connue pour avoir contribué à l’introduction du style Renaissance dans toute la Bretagne.

La partie Renaissance de la chapelle, qui n’a aucun rapport avec les monuments contemporains de la Renaissance, édifiés dans les Côtes d’Armor a surpris tous ceux qui l’ont étudiée.

En effet, bien que situé loin des foyers artistiques qu’étaient au XVlème siècle la capitale et la Vallée de la Loire, ce monument est extrêmement précoce, puisque ses fenestrages sont nettement inspirés de ceux de l’église parisienne de Saint-Eustache dont la première pierre fut posée le 18 août 1532. or, Kerfons été construite en 1559. Les cheminements artistiques sont plus rapides que ne le laissent entendre nombre de bons auteurs.

Liste des objets inscrits ou classés à l’inventaire des monuments historiques.

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